Affaire Babour Essaghir : les défaillances de BMCE-BOA

Les détournements colossaux réalisés par le député UC et homme d’affaires Babour Essaghir ont révélé des flottements, voire des dysfonctionnements, dans le dispositif de contrôle des risques de Bank of Africa.

Par

À lui seul, le centre d’affaires Zénith concentrerait une perte latente de près de 700 millions de dirhams en litiges pour la banque. Crédit: DR

Niché en haut de la colline de Sidi Maârouf, le centre d’affaires Zénith est au cœur de l’affaire Babour Essaghir (voir TelQuel n°992). Il fait partie de la nouvelle génération d’agences bancaires désirée par le management de BMCE-Bank of Africa au début des années 2000. Le “corporate banking” était alors à la mode. Plusieurs agences du réseau seront rebrandées en centres d’affaires. À leur tête, de nouveaux directeurs sont nommés. Au coeur de ce dispositif, ce sont les chargés d’affaires qui assureront la double fonction d’animateurs et d’apporteurs de business. L’octroi de crédits dans cette organisation, supposément verrouillée, est soutenue par quatre niveaux de signature et de validation, qui viennent s’ajouter à l’accord initial des chargés d’affaires.

à lire aussi

On retrouve d’abord le directeur du centre, ensuite la direction régionale à travers le comité de crédit, et enfin, la direction du risque au niveau central. Mais le circuit de…

Cet article est réservé aux abonnés.
Déjà abonné ? Se connecter
Soutenez un média indépendant et exigeant
  • Accédez à tous les contenus de TelQuel en illimité
  • Lisez le magazine en numérique avant sa sortie en kiosque
  • Accédez à plus de 900 numéros de TelQuel numérisés