Les 2 milliards pour la relance du tourisme, un plan pas si urgent que ça

Le 18 janvier dernier, le gouvernement Akhannouch annonçait un plan d’urgence de 2 milliards de dirhams pour sauver le secteur du tourisme de la crise provoquée par une énième fermeture des frontières. Deux mois plus tard, la distribution de l’enveloppe traîne encore. Ce qui risque de laisser sur le carreau les petites entreprises du secteur.

Par

Place Jamaâ El Fna, les touristes se font encore rares. Pour Mohamed Semlali, le président de la FNAVM, les tests PCR exigés par le royaume sont une contrainte qui freine leur retour. Crédit: FADEL SENNA / AFP

Avec la réouverture des frontières du Maroc, le secteur touristique a reçu un bol d’air frais, mais le plan gouvernemental à 2 milliards de dirhams censé l’aider à reprendre son souffle semble n’avoir plus d’urgence que le nom. Petit retour en arrière. Le 18 janvier dernier, en marge des 100 jours du gouvernement, le ministère du Tourisme annonce 5 mesures pour aider au redémarrage du secteur, asphyxié par plus de 22 mois de crise, et tenter de calmer la colère des professionnels face au stop-and-go des restrictions imposées contre la pandémie. Les mesures de sauvetage promises ? Le financement de la prolongation des indemnités forfaitaires, le report des charges de la CNSS, la prise en charge par l’État de la taxe professionnelle, une subvention…

Cet article est réservé aux abonnés.
Déjà abonné ? Se connecter
Soutenez un média indépendant et exigeant
  • Accédez à tous les contenus de TelQuel en illimité
  • Lisez le magazine en numérique avant sa sortie en kiosque
  • Accédez à plus de 900 numéros de TelQuel numérisés