Lutte contre la corruption : le gouvernement Akhannouch a-t-il abdiqué avant de livrer bataille ?

Le mouvement Damir est catégorique : contrairement à ce que préconise le Nouveau modèle de développement, le gouvernement actuel n’engage pas les moyens qu’il faut pour mettre un frein à la corruption, un phénomène endémique qui, chaque année, prive le Maroc de 5 % du PIB.

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Aziz Akhannouch au Parlement, en octobre 2021. Crédit: Rachid Tniouni / TelQuel

La moralisation de la vie publique.” Cette expression n’est-elle plus qu’un slogan creux, condamné à demeurer sans effet ? C’est en tous cas ce que semble estimer le mouvement Damir dans rapport cinglant sur le programme gouvernemental et son décalage quasi complet avec le Nouveau modèle de développement (NMD). L’association, composée de militants, artistes et intellectuels de premier plan, expose en 181 pages les incohérences qui jonchent un programme de l’Exécutif jugé “peu ambitieux” sur une série de dossiers de première urgence tels que la réforme fiscale, l’investissement et les mécanismes de création de richesse.

Cadre de confiance

Une des critiques les plus appuyées du rapport concerne la lutte contre l’économie de rente et la corruption. Pour Damir, le NMD a établi un nouveau cadre de confiance et de responsabilité “comme composante majeure du nouveau référentiel de…

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