Prison : délits mineurs, conséquences majeures

Fin 2020, près de la moitié de la population 
carcérale purgeait des peines privatives de liberté inférieures à deux ans. Jugées inefficaces, ces peines compromettent les chances de réinsertion des détenus, tout en causant l'engorgement des prisons. 
La solution ? L'instauration de peines alternatives.

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Je ne suis pas un criminel”, lance tout de go Moufid*, un Casablancais de 35 ans, dont quelques mois passés en prison suite à un délit. “Je n’ai fait que défendre ma femme qui se faisait harceler et qui risquait de se faire violer dans un quartier dangereux, justifie-t-il après sa libération. Ce n’est pas comme si j’avais attaqué quelqu’un avec une arme, je n’ai fait que protéger la dignité de ma famille.” Comme Moufid, des dizaines de milliers de personnes écopent de peines privatives de liberté de courte durée, pour des délits dits mineurs. Fin 2020, ils étaient 22.200 définitivement condamnés et contraints par corps pour des peines inférieures à deux ans, soit 48,14% de la population carcérale, selon le rapport d’activité de la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) pour…

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