Lahcen Daoudi : “Ils dépensent un argent fou pour faire échouer le seul et unique PJD”

Ambiance détendue au siège central du PJD à Rabat. Les dirigeants du parti ont commencé à affluer vers 20 heures au QG de la formation. L’assistance est en attente d’une conférence de presse qui devrait avoir lieu ce soir, mais dont l’heure n’a pas encore été fixée.

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Lahcen Daoudi. Crédit: Rachid Tniouni / TelQuel

Interrogé par TelQuel sur ses premières impressions du déroulement du scrutin de ce 8 septembre, l’ancien ministre Lahcen Daoudi nous explique que “les premières informations qui ont remonté des circonscriptions électorales n’apportent pas de bonnes nouvelles” pour le parti.

“Il y a la baltaja et la distribution d’argents aux électeurs”, avance le dirigeant. S’agissant du comptage de voix au niveau local, Daoudi rapporte un “refus de délivrer aux militants du PJD les procès-verbaux dans plusieurs bureaux de vote”, tout en précisant que le parti “est en train de contacter le ministère de l’Intérieur pour résoudre ces problèmes”.

“On connaîtra bientôt l’identité du serpent qui s’apprête à sortir des urnes”

Lahcen Daoudi

L’ancien ministre du gouvernement Benkirane et El Othmani insiste notamment sur certaines pratiques ayant émaillé le scrutin de ce 8 septembre, qualifiées de “graves”.

“Des autocars et des camionnettes surgissent de nulle part”, soutient-t-il sans viser un des adversaires politiques des islamistes. “Ils dépensent un argent fou pour faire échouer le seul et unique PJD. On connaîtra bientôt l’identité du serpent qui s’apprête à sortir des urnes”, nous déclare-t-il.

En tant que membre du Conseil national, l’organe décisionnel du parti, Lahcen Daoudi ne compte pas approuver la participation du PJD dans un gouvernement dont il ne sera pas en tête. Dans ce scénario, “ce serait synonyme d’approbation des changements de lois électorales et de l’utilisation de l’argent et de la baltaja pour arriver au pouvoir”, qualifie le dirigeant pour qui, au moment venu pour statuer sur cette décision, “l’opinion est libre et la décision est contraignante”.

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