Ces ERM (Étrangers résidant au Maroc) que la crise a éloignés physiquement… mais pas mentalement

Ils parlent couramment darija, voyagent surchargés, supportent les Lions de l’Atlas avant leur équipe nationale… Même s’ils ont pour certains dû suivre un conjoint ou un travail et revenir en Europe, ces Français, Espagnols ou encore Belges sont nés, ont vécu, ont étudié, ont eu leurs enfants au Maroc. Et souffrent, depuis parfois un an et demi, d’être tenus à distance du pays avec lequel ils ont développé des liens viscéraux. Témoignages.

Par

Des personnes faisant la queue, en mars 2020, devant le consulat de France à Marrakech. Crédit: Fadel Senna / AFP

En mai 2020, pendant que l’Europe déconfine un peu partout, le Maroc demeure en quarantaine et ses frontières fermées. Pour Marie, née à Rabat et qui vit désormais à Bruxelles, ce n’est qu’une question de jours avant que la situation ne s’améliore et qu’elle puisse rendre visite à sa famille et à ses amis restés dans la capitale chérifienne.

“J’étais dans les starting-blocks sur le site de réservation des billets d’avion, prête à décoller à tout moment tellement le Maroc me manquait”, témoigne cette avocate de 45 ans. En contact avec des amis marocains basés eux aussi à l’étranger, elle échange des nouvelles et des idées, calme ses angoisses, et, comme tout le monde à ce moment-là, spécule à n’en plus finir.

Lisez la suite de l’article sur
article suivant

Harcèlement sexuel à l’université de Meknès : échantillon d’un système qui peine à protéger les étudiantes