Jared Kushner en passe d’ouvrir une société d’investissement “plaque tournante” entre Israël et l’Afrique du Nord

D’après le quotidien israélien “The Jerusalem Post”, Jared Kushner finalise la création d’une nouvelle société d’investissement, qui devrait intervenir “à l’automne”. Une structure qui sera dotée d’un bureau israélien notamment en charge de poursuivre les investissements régionaux. Le Maroc semble concerné.

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Alors conseiller présidentiel américain, Jared Kushner, entre le conseiller américain pour la sécurité nationale Robert O’Brien (d) et le chef du Conseil national de sécurité israélien Meir Ben-Shabbat (g), est assis dans l’avion d’El Al qui transporte la délégation américano-israélienne aux Émirats le 31 août 2020, suite à un accord de normalisation. Crédit: NIR ELIAS / POOL / AFP

Depuis son départ de la Maison-Blanche, Jared Kushner ne lâche en rien ses visées sur la région MENA. Le principal architecte des accords d’Abraham, également conseiller et gendre de l’ex-président américain Donald Trump, prévoit de lancer une nouvelle société d’investissement à l’automne, baptisée “Affinity Partners”.

D’après le quotidien israélien The Jerusalem Postcette nouvelle entité sera basée à Miami (Floride) où résident Jared Kushner et son épouse Ivanka Trump, et sera également dotée d’un bureau en Israël. L’entité israélienne, toujours d’après la même source, sera en charge de poursuivre “les investissements régionaux”. De plus, elle devrait également servir de “plaque tournante entre Israël, le Golfe, l’Inde et dans toute l’Afrique du Nord”.

Vues sur la région

Le quotidien israélien ne cite pas explicitement le Maroc, bien que la mention de l’Afrique du Nord puisse le laisser penser, notamment depuis la normalisation des relations diplomatiques entre Israël et le Maroc, le 10 décembre 2020, dans le cadre d’un accord négocié par Washington.

Le Jerusalem Post évoque Jared Kushner comme un “contact administratif clé pour les chefs d’entreprises” durant la présidence Trump. Des sources consultées par le quotidien ont ainsi déclaré que Kushner “restait proche de Trump” et que la création de la société d’investissement semblait être la “confirmation de différentes informations selon lesquelles il s’éloignerait de la politique dans un avenir prévisible et reviendrait au secteur privé”.

Jared Kushner arrive au Palais royal de Rabat en compagnie de Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, le 22 décembre 2020.Crédit: Fadel Senna / AFP

Durant le mandat de Donald Trump, Jared Kushner, qui publiera prochainement un livre sur le mandat de son beau-père, était le bras moyen-oriental de la politique du président républicain. Outre la réalisation des Accords d’Abraham, il était également en charge de mener à bien le plan de paix pour le Proche-Orient — qui a nécessité quelque trente mois d’étude. Un plan dont il a esquissé le volet économique aux principaux partenaires de la région lors d’un sommet à Manama, à Bahreïn, tenu les 25 et 26 juin 2019.

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En mai, le pure-player Axios annonçait qu’un nouvel institut “était en cours” pour “poursuivre le travail entrepris avec les Accords d’Abraham” entre Israël et différents pays du monde arabe : Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Soudan et le Maroc.

Essentiellement financé par des “dons privés”, l’Abraham Accords Institute for Peace devrait également étudier les axes d’amélioration au niveau des secteurs, notamment du commerce et du tourisme.

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