Tunisie : un coup d’État contre la révolution ?

Coup d’État ou crise inédite ? Le président tunisien Kaïs Saïed a décidé de geler les travaux du Parlement et de s’octroyer le pouvoir exécutif. Une décision qui suscite l’enthousiasme des manifestants, mais ne garantit pas une sortie de crise imminente.

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Depuis plusieurs mois, une opposition farouche a lieu entre le chef de l’État et le parti islamiste Ennahdha. À plusieurs reprises, Rached Ghannouchi, président du Parlement et chef historique du parti islamiste, a empiété sur les prérogatives de Kaïs Saïed. Parmi les exemples : une prise de position dans le dossier libyen alors que la diplomatie revient au président et que la stratégie officielle de la Tunisie est la neutralité.

Et au milieu de ce bras de fer, un troisième homme s’est greffé : le désormais ex-Premier ministre Hichem Mechichi, nommé par Kaïs Saïed, mais qui s’est rapproché d’Ennahdha. Les deux hommes étaient en conflit ouvert depuis janvier et le remaniement proposé par Hichem Mechichi a été désapprouvé par la présidence.

Dans Le Scan, le podcast d’actualité de TelQuel, Landry Benoit reçoit Karim Barketallah, ancien membre du parti Nida Tounes.

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