Lionnes de l’Atlas recherchent binationales : comment le foot féminin marocain mise sur les émigrées pour progresser

Avant d’accueillir à domicile la Coupe d’Afrique des nations (CAN) en 2022, l’équipe de football féminine marocaine se structure pour se donner les moyens de ses ambitions. Sous la houlette du nouveau sélectionneur Reynald Pedros, la stratégie est double : construire une ossature solide avec des binationales tout en faisant progresser les joueuses locales.

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Les joueuses de l'équipe nationale lors de leur victoire en amical face au Mali, lundi 14 juin 2021 à Rabat. Crédit: FRMF

Fraîchement débarqué en décembre dernier, Reynald Pedros, sélectionneur des équipes nationales féminines du Maroc (A, U16 et U17), a déjà fait sien l’objectif annoncé par la Fédération royale marocaine de football (FRMF) : « faire partie des meilleures nations africaines féminines ». Surtout qu’en 2022 la Coupe d’Afrique se jouera au Maroc. Impossible, donc, pour le nouveau staff, de ne pas mettre toutes les chances de son côté pour espérer soulever le trophée dans quelques mois.

17 binationales sur 23

« On s’est aperçus qu’il y a beaucoup de joueuses très intéressantes qui évoluent en Europe. Elles ne sont pas toutes forcément dans de grands clubs, mais elles disputent régulièrement des championnats de bon niveau », explique le nouveau coach des Lionnes. Le dernier stage, qui se déroulait du 7 au 15 juin, avait pour but d’identifier les joueuses susceptibles d’intégrer le groupe pour la CAN 2022. Sur les 23 présentes, six étaient pensionnaires de l’ASFAR de Rabat, et pas moins de 17 étaient binationales – l’autre nationalité étant généralement européenne (française, espagnole, néerlandaise, anglaise, suédoise…), mais aussi américaine ou algérienne.

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