“The woman in the window” : le cinéma lucide d’une agoraphobe

Après ‘Atonement, Pride & Prejudice’ et ‘Darkest Hour’, qui a valu à Gary Oldman l’Oscar du meilleur acteur en 2018, le réalisateur anglais Joe Wright nous livre un thriller au parfum hitchcockien.

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The Woman in the Window, de Joe Wright
The Woman in the Window, de Joe Wright, met en vedette Amy Adams, Gary Oldman, Julianne Moore et Anthony Mackie. Crédit: DR

La qualité visuelle et le suspense qu’offre The woman in the window emprisonne presque le spectateur. Difficile d’arrêter ce film si particulier une fois qu’on l’a commencé. Chacun de ses cadres est à la fois un tableau, et une allégorie de l’enfermement. Le tout accompagné d’une bande sonore angoissante, menant dans l’univers sombre et complexe d’Anna. Une psychologue pour enfants, souffrant d’une dépression, est confinée chez elle. Un traumatisme a provoqué chez elle un sentiment d’agoraphobie. Elle ne jure que par les livraisons à domicile, les lumières constamment éteintes et le visionnage de grands classiques du cinéma, assaisonné d’un bon vin rouge et d’un régime de médicaments sous ordonnance.

Le film décortique magnifiquement chaque détail de la vie d’Anna, tissée comme une toile d’araignée

Ces actes sont devenus un rituel quotidien auquel s’adonne avec joie cette psychologue (incarnée par Amy Adams). Cette vie convient parfaitement à Anna….
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