Feuilleton judiciaire : arrêté et poursuivi à Tiznit, le journaliste Mohamed Boutaâm attend son jugement

Arrêté le 4 mai à Tiznit, le journaliste Mohamed Boutaâm s’est vu refuser la demande de mise en liberté deux jours plus tard par le tribunal de première instance de la ville. Les détails d’une poursuite judiciaire mêlant journalisme d’investigation et “conformisme” aux dispositions du Code de la presse et de l’édition.

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Tract appelant à la libération du journaliste Mohamed Boutaâm. On peut notamment y lire : "Le journalisme n'est pas un crime" et "la mafia de l'immobilier n'est pas au-dessus des lois". Crédit: DR

Mohamed Boutaâm est directeur de publication du site d’information locale Tizpress et correspondant de plusieurs quotidiens arabophones dans la région du Souss. Mardi 4 mai, il a été convoqué par la Police judiciaire, avant d’être présenté au procureur général près le tribunal de première instance de Tiznit. Le journaliste d’investigation est notamment poursuivi pénalement pour “immixtion sans titre dans des fonctions publiques” suite à une plainte déposée contre lui pour “insulte, calomnie et diffamation”. Son arrestation a provoqué de nombreuses réactions, et donné lieu à une large campagne de solidarité sur les réseaux sociaux. 

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Mohamed Boutaâm exerce en effet la profession de journaliste depuis des années, devenant spécialiste dans des dossiers liés à la “mafia immobilière” dans le Souss et à la contrebande des produits subventionnés…
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