5 clés pour comprendre la crise Maroc - Espagne

Tantôt présentée comme idyllique, tantôt battant de l’aile, la relation entre les deux royaumes connaît un nouveau soubresaut avec l’admission dans un hôpital espagnol, le 21 avril, du leader du Polisario, Brahim Ghali.

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Brahim Ghali, chef du Front Polisario. Crédit: Ryad Kramdi / AFP

D’où vient la crise ?

Le 23 avril, Jeune Afrique révèle que Brahim Ghali, leader du Polisario, âgé de 73 ans, a été admis d’urgence” à l’hôpital de San Pedro de Logroño, près de Saragosse. L’homme serait arrivé incognito en Espagne, deux jours plus tôt, grâce à un passeport diplomatique algérien et sous une fausse identité. Admis en soins intensifs sous le nom de Mohamed Ben Battouche, il serait arrivé accompagné d’une “équipe de médecins algériens à bord d’un avion médicalisé affrété par la présidence algérienne”.

Partenaire privilégié déçu

Anticipant le caractère explosif de la nouvelle, la cheffe de la diplomatie espagnole, Arancha Gonzalez Laya, tente rapidement d’éteindre l’incendie. Lors d’une conférence de presse, elle réaffirme que Brahim Ghali a été transféré pour des raisons strictement humanitaires et que l’admission ne perturbe en rien “les excellentes relations” entre l’Espagne et le Maroc, “un partenaire privilégié”….

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