Comment Tanger a toujours vibré au rythme du jazz

Tanger et le jazz, l’histoire d’amour débutée dans l’entre-deux guerres court toujours. Avec, comme dans chaque couple, des hauts et des bas, des périodes solaires 
et des déserts de solitude. Cette histoire, 
on vous la raconte. Musique !

Par

Randy Weston
En 2008, avec le retour de Randy Weston pour un concert à Tanger, la ville qui a tant compté pour lui, le mercure était monté d’un cran. Crédit: GEORGES GOBET / AFP

On connaissait le Tanger des écrivains, celui des peintres, celui encore des cinéastes… Mais le Tanger des jazzmen est bien moins connu. Pourtant, entre la grande ville du nord et le jazz, c’est une longue histoire d’amour. On a coutume de dater l’apparition du jazz à partir du débarquement des troupes américaines en novembre 1942. Les big bands qui les accompagnaient étaient censés regonfler le moral des boys.

Dès les années 1930, les demeures cossues de la Vieille Montagne organisaient des garden-partys au rythme du charleston et du jitterburg

Ils jouaient du swing et autre boogie-woogie en reprenant les répertoires des grands orchestres de l’époque : Artie Shaw, Benny Goodman ou Glenn Miller. Le jazz apparaît alors comme quelque chose de nouveau, un symbole de liberté et de joie. Mais le statut de ville internationale a permis à Tanger d’être aux avant-postes. À…
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