Affaire Imane à Fès: au-delà des zones d’ombre, la protection de l’enfance en question

Après l’émoi suscité par la publication de la vidéo d’Imane, 13 ans, qui dénonce des faits d’inceste, de torture et de viol sur mineure, place 
à la controverse. Si beaucoup de zones d’ombre entourent cette affaire, 
la polémique n’en est pas moins révélatrice de la fragilité et des failles 
de la protection de l’enfance et du corps des femmes devant la justice.

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Dans la soirée du vendredi 26 février, la vidéo d’une adolescente a pétrifié la Toile. Partagée des milliers de fois sur les fils d’actualité et stories Instagram, la vidéo en question a cumulé plusieurs millions de vues. C’est celle d’Imane, 13 ans, vivant à Fès, qui, pendant près de onze minutes, raconte ce qui lui est arrivé. En larmes, elle annonce d’emblée que c’est un certain Mouad, qui aurait plusieurs chaînes sur les réseaux sociaux, qui lui a promis de diffuser sa vidéo afin que son témoignage puisse se faire entendre. “Je vais vous raconter mon histoire”, entame la jeune fille.

Récit d’une tragédie annoncée

Lors des premières minutes de la vidéo, elle aborde l’empoisonnement puis la séquestration de…

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