Article 490 et test ADN de paternité : que montre l’affaire Leila S. et Mohamed Tahari ?

La bataille judiciaire entre Leila S. et l’avocat Mohamed Tahari met en émoi l’opinion publique depuis un an. Et pour cause ! Elle cristallise tous les obstacles auxquels sont confrontées les femmes enceintes non mariées à leur partenaire. Elle permet aussi de mettre en exergue l’épineuse question de l’usage des tests ADN dans les affaires de filiation.

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Ce n’est que dans le cas de fiançailles officielles et prouvées que le tribunal ne s’oppose pas aux tests ADN. Crédit: DR

Derrière ses airs de feuilleton télé, une récente affaire témoigne d’un procédé devenu monnaie courante dans les tribunaux du pays. Nous sommes en 2019. Mariée par fatiha à l’avocat PJDiste Mohamed Tahari, Leila S., 24 ans, tombe enceinte. Alors qu’elle demande au père la reconnaissance de paternité de sa fille, elle s’aperçoit non seulement qu’il ne souhaite pas reconnaître l’enfant, mais qu’il est déjà marié.

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L’épouse de Mohamed Tahiri, désormais au courant de la relation extraconjugale de son mari, porte plainte contre les deux pour adultère. Le 7 octobre de la même année, Leila S. avait déposé une plainte pour la reconnaissance de paternité de son enfant. Déboutée par le tribunal de la famille de Casablanca, faute de preuves – elle a tout de…
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