Abdelkhaleq Jayed sur la voie des livres

Le quatrième roman de Abdelkhaleq Jayed est un roman d’apprentissage, qui décrit l’émancipation 
par le savoir.

Par

Abdelkhaleq Jayed
Abdelkhaleq Jayed est professeur de lettres à l’Université d’Agadir. Il est l’auteur de ‘Une Histoire marocaine’ (Afrique Orient, 2016) et d’un recueil de poèmes, ‘Et je me nourris de vide pour le songe’ (Virgule éditions, 2017). Crédit: DR

Appelé en urgence au chevet de son père agonisant, Amnay retourne dans son village natal d’Ighoudi. Avec la remontée des souvenirs qui s’opère au cours de ce voyage, il pense à son parcours, fait de ruptures successives, et s’interroge sur le sens de sa vie, de la vie. “À l’époque déjà, Amnay était résolu à ne pas mener la même vie que son père.” Si Lhaj Mennan était un homme de la terre, lui serait professeur et écrivain. “La terre n’était pas son horizon.” Les livres, si. Tous, en toutes langues, même celle du colonisateur. De quoi heurter ceux pour qui la voie tracée du groupe prime, ceux pour qui le livre n’existe qu’au singulier, ceux à qui les palabres dans le monde mâle du café tiennent lieu de monde, ceux qui estiment que “ce qu’un livre pouvait leur apprendre, la vie le leur dispensait agréablement, sans le moindre effort.” Pour Amnay, la seule voie est de quitter le village.

Multiples obstacles

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