Sur l’île de Grande Canarie, les migrants marocains victimes d’attaques xénophobes

Depuis quelques semaines, sur l’île de Grande Canarie, dans l'archipel des Canaries, des manifestations anti-immigrés ont donné lieu à des attaques contre des étrangers, dont des migrants marocains. Reportage.

Par et

Mahdi, jeune Marocain originaire d'El Kelaâ des Sraghna, devant le camp Canarias50 de la Croix Rouge où il se rend pour voir un ami d’enfance. Il évoque ses amis marocains blessés physiquement par des habitants. Crédit: Léa Masseguin, Pauline Ragué / TelQuel

Ils ont laissé planer le doute quelques jours, avant de mettre leurs menaces à exécution. Las d’une situation qui s’enlise, les 400 migrants marocains du camp du collège Léon, situé dans un établissement abandonné de l’île de Grande Canarie, ont entamé une grève de la faim ce samedi 6 février. Au lendemain d’une nuit de fortes pluies, inondant les tentes de l’établissement reconverti en centre d’accueil en novembre, ils se sont rassemblés vers 9 h 30 pour demander la fin du blocus sur cette “île-prison” et davantage de protection des autorités.

Les 400 migrants marocains du camp du collège Léon, situé dans un établissement abandonné du quartier El Lasso, ont entamé une grève de la faim le 6 février.Crédit: Léa Masseguin, Pauline Ragué / TelQuel
L’arrivée de quelque 23.000 migrants en 2020, dont au moins un tiers de Marocains, sur ce bout de terre situé au large de…
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