Redouan Najah : “L’Afrique voit son cyberespace dépendant des compagnies étrangères”

Si les technologies liées à l’Intelligence Artificielle constituent un levier de développement important, elles ne sont pas sans risques pour le continent, estime le co-auteur du rapport du Policy Center.

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L’Afrique voit son cyberespace chaque jour un peu plus exploité par des compagnies étrangères. Redouan Najah est assistant de recherche en relations internationales et géopolitique au Policy Center for the New South ainsi que co-auteur de Intelligence Artificielle et cyber-colonisation: implications sur l’Afrique. Pour TelQuel, il revient sur les enjeux et les conséquences de l’exploitation des données personnelles et des algorithmes d’Intelligence Artificielle (IA) sur le continent.

Quel regard portez-vous sur l’écosystème du secteur de l’IA en Afrique?

L’IA est l’avenir de l’humanité. Elle est un élément de puissance de premier ordre qui joue aussi un rôle croissant dans les relations internationales. Cette technologie suscite une compétition internationale intense entre les grandes puissances, où principalement deux modèles sont en concurrence, les États-Unis et la Chine, à travers leurs géants respectifs les Gafam (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) et les BATX (Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi). L’IA est, par ailleurs, objet…

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