Yasmina Abouzzohour: “Pour le Maroc, le rapprochement dans le Golfe aura surtout des bénéfices économiques”

Alors que l’Arabie Saoudite et les Émirats ont décidé de se réconcilier avec le Qatar, le Maroc s’est “félicité” de ce qu’il appelle le “début de la réunification”. Le royaume pourrait y gagner “en termes d’aide financière et d’investissement, ainsi que de soutien diplomatique”, selon la politologue Yasmina Abouzzohour.

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Le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane (à gauche), reçoit l’émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al-Thani, le 5 janvier 2021, à l’aéroport d’Al-Ula en Arabie saoudite. Crédit: AFP / Palais royal saoudien

Un sommet pour acter la réconciliation, après plus de trois ans d’eau dans le gaz dans le Golfe. Le 5 janvier, le Qatar et six pays de la région signaient un accord rétablissant entièrement les relations entre Doha et ses voisins, lors du sommet d’Al-Ula en Arabie Saoudite. Depuis l’été 2017 et le blocus puis le boycott du petit émirat, le Qatar s’était vu reprocher par ses voisins – Arabie Saoudite et Émirats arabes unis en tête – de nombreux maux : son soutien aux Frères musulmans, sa proximité avec l’ennemi iranien ou encore l’influence de ses relais médiatiques dans l’émergence et le soutien des Printemps arabes, il y a dix ans. Chercheuse et politologue invitée au Brookings Doha Center (BDC)— pour lequel elle a contribué…

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