Dans les rues de Casablanca, les migrants démunis après la destruction de campements

De nouvelles opérations de délogement de migrants subsahariens ont secoué plusieurs quartiers de Casablanca dans la semaine du 4 janvier, marquée par cinq jours de pluies torrentielles. Aucune alternative d’hébergement d’urgence n’a été proposée aux migrants chassés de leurs campements. La politique migratoire marocaine qui a permis la régularisation de plus de 50.000 migrants ces dernières années connaît-elle une impasse ?

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Une partie du camp d'Ouled Ziane, rasée par un incendie en 2018. Crédit: Yassine Toumi / TelQuel

Dans la semaine du 4 janvier, plusieurs opérations de destruction de camps de migrants ont été menées à Casablanca. “Il était environ 16 heures, et nous les avons vus débarquer avec des bulldozers”, explique Issa*, qui fait partie de la quarantaine de migrants délogés d’un camp dans les environs du quartier Belvédère. “Il pleuvait beaucoup, et ces cabanes étaient tout ce qui nous permettait de nous protéger un petit peu”, poursuit-il, désarmé. Il a suffit d’une seule intervention pour que tous les migrants de ce camp se retrouvent dispersés un peu partout dans Casablanca, sans aucune alternative de refuge.

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Issa et quelques autres de ses camarades, eux, traînent encore autour de l’ancien camp, un terrain vague à présent gardé par…

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