Un tiers des migrants marocains ont un niveau d’enseignement supérieur (HCP)

Un tiers des migrants marocains actuels (33,5 %) ont atteint le niveau d’enseignement supérieur, dont 24,4 % qui sont allés au bout, selon les résultats de l’enquête nationale sur la migration internationale 2018-2019, menée par le Haut-Commissariat au plan (HCP).

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La part des migrants ayant le niveau secondaire qualifiant est de 17,4 %, le niveau collégial 16,3 % et le niveau primaire 16,9 %, précise cette enquête, dont les principaux résultats ont été présentés lors d’un webinaire tenu ce vendredi 18 décembre, à l’occasion de la Journée internationale des migrants.

Pour ce qui est des migrants actuels n’ayant aucun niveau d’éducation, leur part est de 10,2 %, ajoute la même source, notant qu’en général, le niveau d’éducation des migrants actuels est supérieur à la moyenne de la population du Maroc.

Les domaines de spécialisation des hommes et des femmes sont différents, relève le HCP, faisant remarquer que le domaine relatif au commerce et à la gestion est relativement plus le fait des femmes, ainsi que les langues et la santé. De leur côté, les hommes sont plus versés dans les technologies d’information et de communication, l’ingénierie, les mathématiques et statistiques, ou encore les sciences physiques.

Fuite des cerveaux

Parmi les migrants actuels qui ont terminé le niveau d’études supérieures, près des trois quarts (74,1 %) ont obtenu leur diplôme au Maroc et un quart (25,8 %) à l’étranger, notant que parmi ces derniers, la France se place en premier (14,9 %), suivie de très loin par le Canada (2,4 %), les États-Unis (2,2 %) et l’Allemagne (1,8). Des chiffres qui éclairent sur les lieux de formation des MRE.

Parmi les migrants actuels qui ont terminé le niveau d’études supérieures, près des trois quarts (74,1 %) ont obtenu leur diplôme au Maroc et un quart (25,8 %) à l’étranger

Par ailleurs, le HCP fait savoir que près de deux migrants actuels sur trois (64 %) exercent une activité professionnelle dans leur pays d’accueil. La part des hommes actifs occupés (76 %) est deux fois plus élevée que celle des femmes (38,2 %). Cette proportion varie nettement selon l’âge et passe de 37,9 % parmi les jeunes de 15 à 29 ans à 79,6 % parmi les 40-49 ans. Une part non négligeable des migrants actuels âgés de 60 ans et plus est toujours en activité (44,2 %).

Analysés selon le statut professionnel, plus de huit migrants actuels sur dix (82,2 %) sont des salariés, un sur dix (10,4 %) des indépendants et 3,3 % des employeurs. Les secteurs d’activité où travaillent les migrants actuels sont assez divers. Agriculture, sylviculture et pêche demeurent le premier secteur pourvoyeur d’emplois, suivi par le bâtiment et travaux publics (BTP), et le commerce.

Notons que cette enquête, qui s’inscrit dans le cadre du programme d’appui de l’Union européenne aux politiques migratoires du Maroc, a permis d’appréhender les nouvelles tendances de la migration internationale, les comportements des migrants ainsi que les déterminants, impacts et conséquences de la migration internationale sur le développement.

Ciblant les MRE, les migrants de retour et les intentions d’émigrer des Marocains non migrants, elle a été réalisée sur le terrain entre août 2018 et janvier 2019 auprès d’un échantillon représentatif de 15.000 ménages, dont 8200 ménages de migrants actuels, 4100 ménages de migrants de retour et 2700 ménages de non-migrants. Une deuxième phase sera menée en 2021 auprès des réfugiés et demandeurs d’asile, des migrants irréguliers et des immigrés régularisés.

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