Vaccin, une bonne dose d’interrogations

Efficacité, effets secondaires, quantité… le lancement imminent 
de la campagne de vaccination vient avec son lot d’incertitudes. 
Un flou qui alimente la défiance.

Par et

Hopital Moulay Abdellah (Covid) Salé RT 71
Les personnels de santé seront parmi les premiers à passer au banc d’essai. “Il y a des craintes, des doutes, mais vu qu’on est exposés, la plupart ne veulent pas courir le risque de contaminer leurs proches”, confie un médecin. Crédit: TNIOUNI

Plus qu’une épreuve de force, c’est une préparation millimétrée qui attend les autorités sanitaires durant les prochaines semaines. “La mise en place de la logistique de la campagne de vaccination a déjà commencé il y a quelques semaines, parce qu’elle nécessite une longue préparation”, indique Moulay Tahar Alaoui, président du comité technique national de vaccination. Depuis le feu vert donné sur instruction de Mohammed VI, le 9 novembre, le royaume s’est mis en ordre de marche pour mener à bien une opération truffée d’inconnues. À commencer par sa date de lancement, “tributaire de la validation des vaccins mais aussi du calendrier de livraison” des producteurs pharmaceutiques, a déclaré le 2 décembre le ministre de la Santé, Khalid Aït Taleb, à l’AFP. Au milieu de ce brouillard, une certitude : le Maroc veut vacciner 80% de sa population adulte, soit 20 millions de personnes, en trois mois. Si ce n’est plus, ensuite. “Les doses ont été calculées pour que nous puissions…

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