Cannabis médical : “Le Maroc a fait preuve de bon sens”

La Commission des stupéfiants de l'ONU a récemment voté une résolution retirant le cannabis à usage médical de la liste des drogues les plus dangereuses. Cette résolution va-t-elle pousser le Maroc, qui a voté "oui", à se lancer dans le business médical de "l’or vert" ? Éléments de réponse avec le chercheur et activiste Kenzi Riboulet-Zemouli.

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Un ouvrier contrôle des plants de cannabis dans une serre du site européen du producteur de cannabis médical canadien Tilray, à Cantanhede au Portugal, le 24 avril 2018. Crédit: PATRICIA DE MELO MOREIRA / AFP

La Commission des stupéfiants des Nations unies a voté, le 2 décembre 2020 à Vienne, une résolution retirant le cannabis à usage médical du tableau 4, classant les drogues les plus dangereuses. Une décision qui pourrait avoir un fort impact économique pour le Maroc, qui a voté « oui », à la surprise générale. Le décryptage de Kenzi Riboulet-Zemouli, chercheur indépendant, activiste collaborant avec la Commission des stupéfiants des Nations Unies (CND).

Que va changer cette résolution?

Ça change tout, parce que ce classement est hautement symbolique. Ce tableau 4 a parfois été surnommé “tableau de la prohibition”, même s’il n’impose pas aux pays une interdiction du cannabis mais les y incite très fortement, en plus de considérer les usages médicaux illégitimes.

Kenzi Riboulet-Zemouli
“C’est un blocage…
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