Prisonnières dans les camps pour jihadistes : elles racontent leur calvaire

“D’où avez-vous eu mon numéro ?”. La question en dit long sur le climat de méfiance qui règne dans les camps. Contactées par TelQuel, des femmes ont opposé une fin de non-recevoir, d’autres ont décliné. Trois ont finalement accepté de témoigner sous couvert d’anonymat. D’abord laconiques, nos interlocutrices se sont confiées au fil des semaines. Tantôt sur WhatsApp, tantôt sur Telegram, elles racontent leur calvaire.

Par et

Le 28 octobre 2020, des femmes et des enfants, soupçonnés d’être liés à Daech, se rassemblent dans le camp d’Al-Hol dirigé par les Kurdes, au nord-est de la Syrie, avant d’être libérés pour retourner chez eux. Crédit: AFP

Afafe*, détenue en Syrie

“Ma vie s’écoule au jour le jour: manger, dormir et rebelote. Cela fait trois ans que je suis prisonnière des camps du nord-est syrien, sous le contrôle des Forces syriennes démocratiques (FDS). Et le moins que je puisse dire sur mes conditions de détention, c’est qu’elles sont dures.

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Mon état de santé est déplorable. Je souffre d’une maladie chronique et d’une blessure de guerre causée par les bombardements aériens des avions de la coalition (depuis avril 2014, une alliance de combattants kurdes du FDS et d’une coalition internationale emmenée par les États-Unis et de nombreux pays arabes, dont le Maroc jusqu’en avril 2015, ont mené de multiples bombardements aériens sur…
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