Grève du personnel de santé, entre l’enclume du Covid et les matraques de la police

Une manifestation des infirmiers, sages-femmes et techniciens de santé, organisée le 14 novembre devant le siège du ministère de la Santé à Rabat, a été violemment dispersée par les forces de l’ordre. Un recours excessif à la violence qui a suscité l’indignation de l’opinion publique et des blouses blanches. Celles-ci haussent le ton et décident de faire grève les 19 et 20 novembre.

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Manif infirmiers Rabat 14-11-2020
“Avant même le début du sit-in, les agents d’autorité, épaulés par les Forces auxiliaires et les agents de police, sont venus pour disperser les manifestants”, raconte Fatima Zahra Belline, du Mitsam. Crédit: Tinouni

Nous avons répondu à l’appel de la nation dans des moments où elle en avait le plus besoin. Durant les neuf derniers mois, nous avons constitué un front contre le Covid-19. Nous avons relégué au second rang nos droits les plus élémentaires, notamment les congés, les indemnités et le droit d’être en famille. Plusieurs centaines d’entre nous ont contracté la maladie, d’autres ont rendu l’âme. Et quand nous avons réclamé une partie de nos droits, les forces de l’ordre nous ont tabassés, insultés et humiliés publiquement”. C’est par ces mots pleins d’amertume que Fatima Zahra Belline, coordinatrice de la cellule de communication du Mouvement des infirmiers et techniciens de santé du Maroc (Mitsam), décrit son ressenti après…

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