Fiscalité: Benchaâboun fait du neuf avec du vieux

La présentation du Projet de Loi de finances 2021 devant les deux chambres, le 19 octobre, a consisté, pour le ministre Mohamed Benchaâboun, en un exercice de mobilisation autour du plan de relance déjà annoncé par le roi.

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Le ministre des Finances, Mohamed Benchaâboun, présente comme “un tournant” l’idée de taxer les salaires, le tabac et l’alcool, et privatiser. Crédit: TNIOUNI/TELQUEL

Devant les parlementaires des deux chambres, le ministre des Finances, Mohamed Benchaâboun, a exposé le 19 octobre les grandes lignes du Projet de Loi de Finances (PLF) 2021. Un projet présenté par le ministre comme “un tournant pour aborder une période post-pandémie prometteuse”. En ouverture de son discours devant l’hémicycle, l’argentier du royaume en a d’ailleurs appelé aux “valeurs et principes” des Marocains, ceux qui mobilisent contre “les ennemis de l’intégrité territoriale”, avant de comparer cette mouture du PLF aux “causes sacrées de notre pays”. Si le ministre explique dans son discours que l’“objectif est d’innover pour trouver des solutions alternatives dans la recherche de nouvelles ressources”, les solutions proposées dans le PLF, elles, sont loin d’être innovantes: taxer les salaires, le tabac et l’alcool, et privatiser.

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