Jerada: le CNDH pointe les maux mais peine à raconter le procès du Hirak

Le rapport thématique du CNDH sur le Hirak de Jerada donne un aperçu institutionnel sur les événements sociaux qu’a connus la région de l’Oriental au cours des deux dernières années. Outre les observations faites par ses représentants régionaux, le Conseil relate le suivi des événements par les pouvoirs publics. Lecture.

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À Jerada, de nombreux Marocains ont assisté à la veillée funèbre du mineur décédé dans un accident le 1er février 2018. Le rapport évoque le cadre des “conventions internationales des droits de l’homme qui protègent le droit de manifestation pacifique”. Crédit: AFP PHOTO / STR

Le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) a rendu public, le 25 septembre, son rapport sur le Hirak qui a secoué Jerada et sa province durant des périodes intermittentes, entre 2017 et 2019. Si la page de garde du document mentionne les dates du 6 au 8 mars dernier, la note introductive, elle, précise qu’il a été rédigé entre décembre 2019 et février 2020. L’entrée en vigueur de l’état d’urgence sanitaire, le 25 mars, pourrait expliquer ce retard de publication. Mais, entre-temps, les événements qui ont eu lieu cet été dans la cité minière n’ont fait l’objet d’aucune mention dans le rapport du Conseil.

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