L’énergie renouvelable a “mieux résisté” à la pandémie que le nucléaire, selon un rapport

La production d’énergies renouvelables a progressé en pleine pandémie de Covid-19, résistant mieux que celle liée au nucléaire, qui a reculé face à une baisse de la demande, selon un rapport rendu public ce 24 septembre.

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La production d’énergies renouvelables a progressé d’environ 3 % au premier trimestre 2020. Crédit: AFP

Au 1er trimestre 2020, “le déploiement et la production d’énergies renouvelables ont mieux résisté aux effets de la pandémie (…) que le secteur de l’énergie nucléaire”, a relevé l’édition 2020 du World Nuclear Industry Status Report, un rapport annuel consacré au sujet.

Le solaire et l’éolien dans la course

Sur cette période, la production d’énergies renouvelables a progressé d’environ 3 %, tandis que leur part relative dans la production mondiale a augmenté de 1,5 point de pourcentage. Selon les auteurs, cette hausse s’explique essentiellement par une progression “à deux chiffres du pourcentage d’énergie éolienne et d’un bond de la production d’énergie solaire photovoltaïque (PV) issue de projets installés au cours de l’année précédente”.

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La production de nucléaire a en revanche diminué “d’environ 3 %” sur la période, en réponse à la baisse de la demande et parce que moins de réacteurs étaient opérationnels dans certaines régions. La Covid-19 “est la première pandémie de cette ampleur” dans l’histoire de l’énergie nucléaire, a souligné le document.

Sur l’année 2019, la part de la production d’électricité à partir des énergies renouvelables (hors hydroélectricité) dans le mix énergétique a même dépassé pour la première fois celle de l’énergie nucléaire (10,39 % contre 10,35 %). L’impact à moyen terme de la pandémie sur le mix énergétique est toutefois “loin d’être clair”, selon le rapport.

Toujours en 2019, la production annuelle d’électricité nucléaire a augmenté. Elle a atteint 2657 térawattheures nets (TWh), soit une progression de 3,7 % par rapport à 2018 “et seulement 3 TWh de moins que le pic historique de 2006”, peut-on lire dans le rapport. La moitié de cette hausse est liée à une augmentation de plus de 19 % de la production nucléaire chinoise.

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