Critique: Fatima Daas, le bitume avec une plume

Avec ‘La Petite Dernière’, Fatima Daas, 25 ans, signe un récit à la première personne, où elle explore l'amour des femmes et celui de Dieu.

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‘La Petite Dernière’, c'est Clichy-sous-Bois, le Maghreb vécu de l'autre côté de la Méditerranée. Crédit: AFP

Il y a Fatima Daas l’écrivaine, et Fatima Daas la protagoniste et narratrice de La Petite Dernière. D’emblée, la romancière joue sur la dualité et insiste: “Ce n’est pas moi”. Pour l’auteure, âgée de tout juste 25 ans, dont le roman est largement inspiré du milieu dans lequel elle a évolué, il s’agirait ici non pas de “vomir” sa vie, mais de la romancer.

‘La Petite Dernière’, éditions Noir sur blanc (Paris), 192p.Crédit: DR
Brouiller les frontières, mettre de côté le pacte autobiographique traditionnel et en instaurer un nouveau où l’écrivain est roi, et où la vérité compte pour peu. Et parce que le roman est structuré autour d’une lesbienne musulmane, des critiques françaises ont qualifié le texte de révolutionnaire. D’autres l’ont jugé homophobe. De quoi susciter une polémique autour du premier roman de l’auteure franco-algérienne, paru il y a à peine quelques semaines. La…

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