“Une loi vitrine” : deux ans après son entrée en vigueur, le bilan en demi-teinte de la loi contre les violences faites aux femmes

La loi 103-13 encadrant la lutte contre les violences faites aux femmes est entrée en vigueur le 12 septembre 2018. Le bilan de ces deux premières années ? Une “loi vitrine” pour les militants et associatifs.

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Manifestation à Casablanca le 23 août 2017 pour protester contre le harcèlement sexuel. Crédit: Stringer/AFP

Cette loi n’est pas écrite pour être appliquée !”, fustige Stéphanie Wilmann Bordat, avocate et co-fondatrice de l’association MRA (Mobilising for Rights Associates) à Rabat. La loi 103-13 encadrant la lutte contre les violences faites aux femmes, entrée en vigueur le 12 septembre 2018, est loin de faire l’unanimité. Associations et militants dénoncent une “loi vitrine”, qui ne prévoit aucune mesure d’application et laisse un vide juridique sur des questions comme le viol conjugal. Alors que le Haut-Commissariat au plan recensait 54 % de femmes victimes de violences en 2018, les précautions sanitaires prises depuis mars et le confinement ont aggravé la situation de femmes se trouvant déjà dans une situation redoutable, faisant apparaître de nouvelles formes de violences. Malgré la mise en place de services adaptés à la crise du Covid-19, comme le dépôt de plainte en ligne et l’activation d’un numéro vert, les autorités…

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