Communisme, Samovar et vodka... la fabuleuse histoire des Marocains en URSS

Entre l’indépendance et la chute de l’Union soviétique en 1991, près de 15.000 Marocains se sont rendus en Russie pour y poursuivre leurs études, le plus souvent en ingénierie ou en pharmacie. Leur diplôme en poche, ils sont rentrés au Maroc, avec des valises de souvenirs et un goût immodéré pour la chaleur du samovar.

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A l'Univeristé de Moscou, la plupart des étudiants marocains s'orientaient vers des formations techniques, moins idéologisées que les formations en sciences sociales. Crédit: AFP

En Russie, mon père, Taoufik, se faisait envoyer par sa mère des blue-jeans et des cassettes de films venus des États-Unis. Il les revendait aux Russes et pouvait se faire un complément de bourse conséquent, pour vivre mieux quelques mois”, raconte Aniss. Aniss Jdidi est un jeune homme énergique, à qui la vie a donné un physique d’étranger dans son pays natal : on l’appelle Russi, Ruska, ou encore le blond, et lui-même est le produit de cette tranche d’histoire, méconnue des Marocains. Au volant, lunettes de soleil sur le nez, slalomant à toute allure sur l’autoroute Casablanca-Rabat, il raconte l’histoire de son père, Taoufik, ou “Tao”, parti étudier en URSS dans les années 1980, où il rencontre sa future épouse ukrainienne, étudiante en littérature. Aniss a…

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