Congés annulés, faible rémunération, risques de contamination : les soignants au bord du burn-out

En première ligne face au nouveau coronavirus, le personnel soignant semble, plus que jamais, lassé et démotivé. Un burn-out général exacerbé par l’annulation, pour la deuxième fois, de leurs congés administratifs par le ministère de la Santé, qui a par ailleurs consacré des indemnités “risibles” à l’ensemble des blouses blanches. Témoignages.

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Hôpital militaire Moulay Ismail, à Meknès, en avril dernier. Crédit: MAP

Depuis l’accélération de l’épidémie de Covid-19 en mars dernier, je ne me suis pas reposée, ni physiquement ni psychologiquement. En Ramadan dernier, mon père, malade, a rendu l’âme à Beni Mellal. Je n’ai pas eu droit à mes jours de congé exceptionnel à cause de la première annulation des congés administratifs par le ministère de la Santé. Je n’ai pas eu le droit d’être à son chevet ni à son enterrement. Je n’ai pas eu le droit de partager mes souffrances avec les membres de ma famille”, martèle Fatima-Zahra, infirmière dans le Centre hospitalier provincial d’Es-Smara (au sud du Maroc), les larmes aux yeux. Elle poursuit : “Touchée par une infection nosocomiale et enceinte, je n’ai pas eu droit au repos sous prétexte de coronavirus. Et lorsque la situation s’est débloquée…

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