Rap : Hades, de l’ombre à la lumière

À 23 ans et des poussières, Wassim Karaki, alias Hades, produit les meilleurs rappeurs de sa génération, au Maroc et en France. Celui qui a signé chez le géant Sony à 17 ans ne limite pas pour autant ses ambitions. Portrait d’un artiste de l’ombre aux multiples certifications.

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“Quand tu vends tes projets à des stars internationales et que ça marche, ça booste l’ego. Tu commences à doublement croire en toi”, se réjouit Hades. Crédit: Yassine Toumi / TelQuel

Murs noirs épais pour insonoriser, enceintes et ordinateurs, c’est tout ce qu’il faut à Hades pour faire ce qu’il sait faire de mieux : produire du rap et de la trap. Dans son studio, non loin des côtes de Mohammedia, il nous accueille alors qu’il retravaille d’anciennes productions pour les “adapter à ce qui se fait aujourd’hui”. “Je reprends des beats que j’ai faits en 2013 et qui ne sont jamais sortis. Rien ne se perd, tout se transforme”, ironise-t-il. Dans son élément, il dit “trouver son inspiration dans tout ce qui l’entoure”. Une inspiration qu’il trouve très tôt, à l’âge de 14 ans. “J’ai vendu ma première prod’ à 100 dollars à des Canadiens qui m’avaient envoyé un message sur Facebook, alors que je ne faisais que créer et déposer sur…

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