Abdeladim Chennaoui, l’homme qui déclarait la paix

A 81 ans, il n’a assurément pas tout dit. Ce gourmet multidisciplinaire se chaloupait entre arts et médias. Une carrière dense pendant laquelle il a appris et inculqué. Il est parti en douceur après avoir éconduit la souffrance. 
Il s’est définitivement essoufflé le 10 juillet d’une insuffisance rénale.

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Abdeladim Chennaoui devient un visage familier pour les téléspectateurs dès le milieu de années 1970.

On n’évoque souvent le parcours d’une icône que lorsqu’elle embarque pour le voyage définitif. Il est dur aussi de reconnaître – et c’est malheureusement ainsi – qu’une figure populaire se maintient en vue par son actualité. Lorsque celle-ci fait défaut, on passe son chemin. Reste la culture des hommages que médias, rencontres et festivals organisent, de plus en plus, du vivant de l’artiste. Viennent ensuite les voix du politiquement correct qui se lâchent sans retenue en conjuguant au passé lointain toute une vie de création et de partage, avec cette formule brodée de miasmes : “Ses œuvres ne nous quitteront jamais”. Elles excellent dans la rédaction de communiqués-types, un fla-fla flirtant avec la larme de circonstance. On change les noms et la parade est toute trouvée. Oui, les hommages coulent après coup,…

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