Éric Dupond-Moretti : “Je n’aime pas les moralisateurs et les Saint-Just”

En mai 2017, TelQuel rencontrait Éric Dupond-Moretti à Rabat. Un entretien sans langue de bois avec celui qui est désormais, depuis le 6 juillet, le ministre français de la Justice.

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Éric Dupond-Moretti © Yassine Toumi/TELQUEL

Il se tient debout dans le hall du Sofitel de Rabat, ponctuel au rendez-vous qu’il nous a fixé à huit heures du matin. “Ce n’était pas trop tôt pour vous?”, demande-t-il. Si un peu, mais quand on est le demandeur, on tient compte du planning surchargé d’un avocat n’ayant pas de temps à perdre. Il est sur les routes françaises, entre deux tribunaux de province, et plusieurs aéroports internationaux, pour rencontrer un client en République dominicaine, avant de faire un saut au Maroc pour défendre un client franco-algérien dans une affaire d’extradition.

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Surchargé de dossiers, défend-il tous ses clients correctement ? “Non mais, attendez (expression qui revient souvent dans sa bouche pour vous recadrer), je me suis entouré d’une équipe de gens compétents et à qui je demande beaucoup. Si je ne déléguais pas, je ferais les choses moins bien tout seul.TelQuel : Mohammed VI vous a-t-il contacté directement pour vous…

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