À Rabat, une œuvre achitecturale taxée de “génocide esthétique”

Le coût et l’esthétique de la nouvelle canopée place Moulay Hassan à Rabat, commissionnée par Rabat Région Aménagement, sont loin de faire l’unanimité.

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Travaux de la création de la canopée de la place Moulay Hassan Crédit: Rachid Tniouni

A peine les premières structures montées que le chantier de la canopée de la place Moulay Hassan (communément appelée place Pietri) fait déjà polémique. Le coût exorbitant et l’esthétique de cette imposante ombrelle ne sont pas du goût d’une partie des habitants de Rabat.

Sous le soleil exactement

C’est la société Menasteel Industry qui a décroché ce juteux marché public de plus de 38 millions de dirhams, lancé par Rabat Région Aménagement. Et cette enveloppe ne concerne que la première tranche des travaux de création de l’œuvre dessinée par l’architecte Karim Chakor. Ce dernier est connu pour avoir conçu plusieurs édifices d’envergures, publics comme privés, dont le musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain (2014), le Hyatt Place Taghazout Bay (2015), l’aéroport de l’île Corisco en Guinée Equatoriale (2011) ou encore la réhabilitation en palace de l’ancien hôpital militaire Marie Feuillet, à Rabat (projet qui n’a toujours pas vu le jour).

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