Pourquoi le Maroc veut s'impliquer dans le dossier libyen

Alors que le maréchal va-t-en-guerre Khalifa Haftar a essuyé un nouvel échec dans sa tentative de reprendre Tripoli, l’escalade des ingérences étrangères en Libye inquiète à nouveau le Maroc qui tente de se faire entendre dans le dossier.

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Les accords de Skhirat, signés le 17 décembre 2015 par 14 pays, cherchaient à mettre fin aux revendications de légitimité en Libye, alors qu’aucun pouvoir central n’exerçait son autorité sur l’ensemble du territoire. Crédit: MAP

La situation dégénère devant nos yeux incrédules, en dehors de tout contrôle et au détriment de tous.” Début février, le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita n’en démordait pas : l’ingérence intempestive de puissances étrangères dans le conflit libyen constitue une menace. Pour la stabilité du pays, mais davantage encore pour le proche voisinage dont fait partie le Maroc, logique régionale oblige. Sauf que Rabat peine à se faire entendre sur un dossier auquel sa diplomatie s’attache coûte que coûte. “C’était l’un des objectifs de la diplomatie marocaine : arriver à se fixer dans ce conflit”, nous confiait, il y a quelques mois, une source diplomatique avertie. La réalité, elle, semble tout autre. Écarté des derniers pourparlers sur la question, le royaume cherche désespérément à jouer des coudes pour s’imposer dans les différents tours de table, régionaux ou internationaux. Un vœu pieu porté par…

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4 juillet, 18h: 534 cas en 24 heures, 13 822 au total