Après le scandale des rues "salafistes" de Temara, le rappel à l'ordre de Laftit

Suite au scandale des rues de Témara portant des noms de figures salafistes, le ministère de l’Intérieur a envoyé le 17 juin aux walis et gouverneurs une circulaire rappelant les règles en vigueur pour nommer les places et avenues publiques.

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Parmi les noms ornant les rues de Témara, les Saoudiens Hamad Addahlouss et Khalid Ben Saoud Al Holaibi, l’Egyptien Ahmed Ennakib ou encore le Koweïtien Khalid Soltan. Crédit: DR

Dans une circulaire datant du 17 juin, le ministère de l’Intérieur rappelle aux walis et gouverneurs du royaume les règles à appliquer dans l’appellation des places et avenues publiques. Cette démarche fait suite au scandale qui a éclaté en mai dernier, lorsque le maire PJDiste de la ville de Témara, Moh Rejdali, a entrepris de nommer des rues de la ville avec des figures du salafisme wahhabite au Moyen-Orient.

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Si selon la loi organique n° 113.14 de 2015 relative aux communes, l’appellation des places et avenues publiques est du ressort des conseils communaux, elle doit obéir au cadre référentiel du décret 2.17.307 de 2017 fixant le contenu du système d’adressage de la commune et les modalités de son élaboration et de son actualisation. Ces appellations se divisent en deux catégories :

• Les appellations qui rendent un hommage public ou rappellent un événement historique.

Cette catégorie se divise en deux : celle portant le nom du roi Mohammed VI ou de la famille royale, et celle rappelant des événements historiques ou une symbolique culturelle, qui englobe des personnalités culturelles, scientifiques, religieuses, politiques, ou encore des lieux géographiques de pays amis ou frères. Ces appellations n’entrent en vigueur qu’après accord du gouverneur, dans un délai de 20 jours après réception de la demande du président du conseil communal.

• Les appellations qui ne correspondent ni à un hommage public ni à événement historique.

Si ces appellations n’ont pas besoin de l’accord des gouverneurs, ces derniers peuvent, comme le permet loi organique n° 113.14 s’opposer à ce point dans l’ordre du jour du conseil communal, si celui-là ne respecte pas les lois et les règles en vigueur ou encore s’il ne correspond pas aux orientations et principes du royaume.

La circulaire appelle enfin à l’application stricte du décret 2.17.307. Les appellations des places et avenues publiques doivent être justifiées et ne pas obéir à des motivations personnelles ou à un abus de pouvoir. Elles ne doivent pas non plus être contraires à l’ordre public et aux bonnes mœurs.

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