Reprise de la presse papier : chronique d’un faux départ

Malgré l’annonce du ministère de tutelle autorisant la presse papier à reprendre ses activités, la machine n’a pas pu redémarrer. Et face à la prolongation de l’état d’urgence, les avis sur la relance demeurent partagés.

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Rachid Tniouni / TelQuel

En réponse à la volonté des éditeurs de journaux et à leur besoin de reprendre leurs activités, le ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports annonce qu’il est possible de reprendre la publication et la distribution des journaux papier à compter du 26 mai 2020, dans le respect des différentes mesures de prévention sanitaires instaurées par les autorités publiques compétentes”, annonçait, le 23 mai, Othman El Ferdaous, ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports. Une communication surprenante et jugée salvatrice par certains professionnels tandis que d’autres l’estiment précipitée. Toujours est-il qu’à l’heure actuelle, les imprimeries ne tournent toujours pas à plein régime tandis que le marché de la distribution peine à démarrer. Retour sur un faux départ.

“Suicide économique”

Directeur de publication du quotidien Al Akhbar, Rachid Niny, a été l’un des premiers à critiquer la décision prise par le…

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