La fluidité d'Ibn Tufayl

Parution. Le philosophe français Jean-Baptiste Brenet a adapté “Hayy ibn Yaqzân” d’Ibn Tufayl dans de fluides versets qui restituent le mouvement du chef d’œuvre andalou.

Par

En sept fois sept ans, un homme à la naissance obscure, élevé sur une île déserte par une gazelle, découvre le monde, le monde sensible puis le monde intelligible, par sa seule raison. “Le Coran et Les Mille et Une Nuits mis à part, jamais sans doute l’Europe n’aura lu autant un texte arabe”, avant de l’oublier, rappelle Jean-Baptiste Brenet. Son adaptation de la traduction de Léon Gauthier (1936) donne la parole à Vivant fils d’Éveillé et restitue avec élégance la finesse des intuitions et la force de la recherche du héros de ce classique, emblème de “ce que philosopher veut dire dans l’Andalousie musulmane du XIIe siècle, de ce qu’être humain, intelligent et heureux pouvait alors signifier”. On suit donc Vivant fils d’Éveillé dans les stations de sa quête, d’abord expérimentale, “sans mots, sans livres, sans maître ni Révélation” jusqu’à la métaphysique et à la mystique.

article suivant

Aïd Al Fitr célébré dimanche au Maroc