Arme politique, joueurs de légende, capitalisme débridé : une certaine histoire du football

Le livre du journaliste Mickaël Correia (“Une histoire populaire du football”, éd. La Découverte, 2018) raconte une autre histoire du football, à l’ombre du foot-business et du capitalisme débridé. Elle rappelle que le ballon rond a d’abord été un formidable espace subversif et d’émancipation pour les peuples.

Par

Par Abdeslam Kadiri

Remarquablement construit et écrit, documenté, fourmillant d’anecdotes, l’essai du journaliste Mickaël Correia rappelle que le football a été un puissant instrument subversif et d’émancipation pour les ouvriers, les féministes, les militants anticolonialistes, les jeunes des quartiers populaires et les contestataires du monde entier. Les vingt-deux chapitres du livre distribuent le récit à la manière d’un cuir sur la planète foot, de l’Angleterre à la Palestine, du Brésil à la Turquie, de la France à l’Algérie, de l’Egypte à l’Afrique du Sud… Compulser ces 400 pages, c’est butiner du miel. On découvre que le football, né en Angleterre, devient un trait culturel de la working class. Puis qu’il a incarné “le creuset de nombre de résistances à l’ordre établi, qu’il soit patronal, colonial,…

article suivant

L'artiste marocain Abdeladim Chennaoui n'est plus