CHU de Casablanca, semaine 9 : “Il y a moins de cas graves qu’au début”

Plus de deux mois après l’annonce du premier cas de coronavirus au Maroc, le CHU casablancais Ibn Rochd nous raconte son quotidien. Entretien avec le Professeur Marhoum El Filali, chef de service des maladies infectieuses.

Par

Le CHU Ibn Rochd, à Casablanca. Crédit: DR

Depuis bientôt deux mois, le CHU Ibn Rochd de Casablanca voit défiler les malades du Covid-19 à travers le pays. Entre préparation au pire et reconversion de différents services en potentiels services de réanimation, l’hôpital universitaire observe de moins en moins de cas sévères. Le point avec le chef de service des maladies infectieuses, professeur Kamal Marhoum El Filali.

TelQuel : Comment la situation est-elle vécue sur le terrain en ce second mois de mobilisation ? Il semblerait qu’il y ait moins de cas graves que ne le prévoyaient les autorités sanitaires.

Pr Marhoum El Filali : Effectivement, c’est un fait que nous constatons. Cependant, nous étions naturellement obligés de nous préparer au pire, car d’autres pays ont été très rapidement submergés par beaucoup de cas nécessitant réanimation ou soins intensifs. Là, cela n’a pas été le cas. Nous avons pu identifier un certain nombre de lits de…

article suivant

Aïd Al Fitr célébré dimanche au Maroc