“Ainsi parlait ma mère” : Rachid Benzine raconte la vie d’une sainte

C’est en homme pieux, c’est-à-dire en homme qui refuse de soumettre son idéal à la tyrannie des choses telles qu’elles paraissent être, que l’islamologue Rachid Benzine signe son premier roman, “Ainsi parlait ma mère”.

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Le récit, articulé autour de souvenirs de jeunesse, explore la relation entre un professeur de lettres de l’université catholique de Louvain, le narrateur, benjamin d’une fratrie de cinq auquel il revient la charge, lui le célibataire, de s’occuper de sa vieille maman malade. Cette mère a-t-elle existé ? Au point de vue biographique, on croit le deviner, mais au point de vue de l’œuvre, l’héroïne, qui n’aurait jamais dû l’être et dont on ne nous dit même pas le prénom, ressemble à ces fantômes d’os et de chair qui passent dans la vie comme une ombre. Le mauvais ticket, tiré à la naissance, à quelques contingences près, configure tout le reste : gamine, c’est une “petite paysanne dormant à l’étable” moquée par les autres enfants pour son manque de jugeote ; adulte, c’est une femme de ménage…

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