Mariage des mineures : “Ce qui devrait être l’exception a tendance à devenir la règle”

À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre l’exploitation sexuelle, le 4 mars, l’association Droit et Justice a présenté les résultats d’une étude nationale portant sur le mariage des mineures. Malgré une diminution du nombre de ces mariages, la situation demeure préoccupante.

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“Les dérogations sont accordées très largement et ce qui devrait être l’exception a tendance à devenir la règle”, note l'étude.

Au vu de l’ampleur du phénomène sur le terrain, nous souhaitions avoir des statistiques précises sur lesquelles s’appuyer pour nos plaidoyers et la stratégie du programme, car la plupart des études de la société civile ont été réalisées jusqu’à présent à des échelles régionales”, explique Amal El Amine, la coordinatrice du projet “Combattre le mariage des mineures au Maroc”, initié en 2014 par l’association Droit et Justice. Commanditée auprès du bureau d’étude Top Expert, l’Étude nationale sur le mariage des mineures au Maroc a été financée par le centre danois de recherche sur les femmes et le genre Kvinfo, et s’est fondée sur un échantillon de 627 femmes, dont 408 issues du milieu rural. Douze hommes mariés mineurs (un par région) ont également répondu au questionnaire.

Dérogations abusives

En près de 20 ans, le nombre de mariages…

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