Les médecins dentistes en grève le 13 janvier 2020

Le 25 décembre, la Fédération nationale des syndicats de médecins dentistes a annoncé une grève nationale ainsi qu’une mobilisation devant le ministère de la Santé à Rabat le 13 janvier 2020. L’objectif ? Faire pression sur le ministère pour éradiquer plusieurs maux qui accablent la profession.

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3000 médecins dentistes du secteur libéral avaient pris part à la "marche de la colère" à Rabat, en février dernier. Crédit: DR

La Fédération nationale des syndicats de médecins dentistes du secteur libéral (FNSMDL) hausse le ton. Ce groupement syndical a annoncé, ce mercredi 25 décembre, une grève nationale ainsi qu’une mobilisation devant le ministère de la Santé le lundi 13 janvier 2020. L’objectif : protester contre “l’absence de couverture médicale, l’injustice fiscale et la pratique illégale de la médecine dentaire”.

Cette mobilisation fait suite à la ‘marche de la colère’ organisée en février 2019, qui a connu la participation de plus de 3000 dentistes”, nous explique Mohamed Mouchrik, président de la commission des relations presse et de la communication de la FNSMDL.

Le minimum syndical

Parmi les revendications des médecins dentistes de la fédération, la couverture médicale, la retraite et la lutte contre l’exercice illégal de la médecine dentaire. Pour Mohamed Mouchrik, ces revendications sont des droits constitutionnels, universels et mondiaux. “Est-il concevable qu’un médecin dentiste prodigue des soins alors qu’il en est lui-même privé?” s’interroge le syndicaliste.

Selon Mohamed Mouchrik, les textes de loi qui réglementent les métiers du secteur libéral sont incomplets, car ils ne mettent pas en place un système de retraite pour les travailleurs indépendants. La FNSML avait d’ailleurs proposé, lors des rencontres avec le ministère de la Santé en février dernier, l’établissement d’un revenu forfaitaire qui varierait selon chaque profession. “Pour les médecins dentistes, le forfait que nous avons fixé est de 6000 dirhams mensuels, dont le pourcentage fixé par la loi sera versé au contribuable.” Une proposition qui avait été refusée par le ministère de la Santé.

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La lutte contre l’exercice illégal de la médecine dentaire est également l’une des principales revendications des médecins dentistes : “Nous souhaitons que le ministère et le gouvernement combattent la pratique illégale de la médecine dentaire, afin de préserver l’intégrité du métier et de protéger la santé des citoyens.”

La marche de la colère

La marche de la colère avait permis l’ouverture d’un débat entre le groupement syndical et le ministère la santé, avec l’organisation de deux rencontres afin d’aborder nos revendications. Après ces deux rencontres, nous avons remarqué que le ministère ne prenait pas ces revendications au sérieux et qu’il n’y accordait aucun intérêt”, déclare Mohamed Mouchrik.

Selon lui, les changements qu’a connu le paysage politique ces dernières années n’ont pas été favorables à un aboutissement rapide des revendications. “Malheureusement pour nous, cette période a connu plusieurs changements, notamment avec le remaniement ministériel. Depuis le début de nos revendications, nous avons connu trois ministres de la Santé : Houcine El Ouardi, Anas Doukkali et Khalid Ait Taleb.”

D’ailleurs, ce dernier n’aurait pas donné suite à plusieurs sollicitations de la FNSMDL. “Afin de tendre la main au ministre Khalid Ait Taleb pour continuer le débat entamé avec ses prédécesseurs, en février 2019, nous avons fait la demande d’une rencontre à laquelle il n’a pas donné suite. Nous lui avons envoyé une lettre de rappel qu’il a également ignorée, chose qui nous pousse à avoir recours à la contestation.”

 

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