Mostafa Terrab défend son bilan à la tête de l'OCP

Président directeur général du groupe OCP depuis 2006, Mostafa Terrab a défendu son bilan à la tête de l’entreprise publique, le 17 décembre, devant la commission de contrôle des finances publiques à la Chambre des représentants.

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Mostafa Terrab, PDG de l'OCP. Crédit: Rachid Tniouni/TelQuel

Mostafa Terrab a défendu son bilan à la tête du groupe OCP depuis 2006 à la Chambre des représentants, mardi 17 décembre, devant les membres de la commission de contrôle des finances publiques. D’après TelQuel Arabi, le PDG du groupe a fait un état des lieux en livrant des chiffres qui prouvent le développement de l’Office chérifien des phosphates durant ces 13 dernières années.

Coup de fouet aux engrais

Durant son intervention, Mostafa Terrab a rappelé qu’au moment de sa prise des commandes, les parts de marché à l’international pour l’OCP étaient satisfaisantes pour le phosphate brut et l’acide phosphorique, tandis qu’elles n’étaient pas à la hauteur dans la production et vente d’engrais. Une position qui, selon lui, ne servait pas l’économie nationale, puisque la demande pour ce type de produits est beaucoup plus importante et que les cours des engrais varient plus favorablement que ceux de la roche phosphorique.

D’après Terrab, grâce aux efforts de l’OCP, le Maroc est passé de quatrième à leader mondial dans la production d’engrais, et la part de marché a évolué de 9 % à 22 %. Un bond qui s’explique par la hausse du niveau de la production annuelle d’engrais, qui est passée de 3 millions de tonnes en 2006 à 12 millions de tonnes en 2019, pour un budget estimé à 4,6 millions de dollars (environ 43 millions de dirhams). L’OCP vise, dans l’avenir, une production de 15 millions de tonnes.

En poste depuis 2006, Terrab se dit conscient des risques que présente l’avenir, surtout avec le sursaut écologique récent dans le monde des affaires. A ce propos, il se veut rassurant : l’Office produit aujourd’hui plus de 40 sortes d’engrais organiques (écologiques), contre seulement trois types d’engrais écologiques en 2005. Sur le même ton, le patron de l’OCP avance que le développement de l’activité minière va se poursuivre pour que la production de l’axe Khouribga, Jorf Lasfar, Safi et Youssoufia passe de 44 à 60 millions de tonnes.

OCP, plaque tournante de l’économie nationale

Dans le même sens, Mostafa Terrab a expliqué que ce changement de stratégie de production a pu renforcer le statut de l’OCP comme cœur de l’économie nationale. Si aujourd’hui le groupe a plus d’impact, c’est grâce notamment à son développement constant.

Il précise que 60 % des entreprises sous-traitantes sont marocaines pour un chiffre d’affaires global de 49 milliards de dirhams, et que l’OCP a créé 8400 emplois fixes, et injecté 5 milliards de dirhams annuels dans les caisses de l’Etat. En 2006, ce chiffre ne dépassait pas les 700 millions de dirhams. Le PDG souligne que si en 2019, le chiffre d’affaires de l’Office chérifien est estimé à 56 milliards de dirhams, il ne dépassait pas le seuil des 20 milliards en 2005.

Durant son intervention devant la commission de contrôle des finances publiques, Terrab a également cherché à atténuer les craintes qui concernent les dettes du groupe, en appelant à les comparer à celles de ses concurrents à l’échelle mondiale, et aux profits réalisés par le groupe, qui continuera d’investir dans la recherche et développement. D’après lui, ce sont 150 millions de dollars (1,2 milliard de dirhams), qui ont été réservés aux partenariats avec les différentes universités et centres de recherches.

Selon les estimations de l’Institut d’études géologiques des Etats-Unis, les réserves de phosphates au Maroc seraient de 50 milliards de tonnes, soit 70 % des réserves mondiales.

 

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