Éducation, le business des études à l’étranger

Les élèves qui veulent poursuivre leurs études à l’étranger se posent tous les mêmes questions : quel pays choisir? Quels établissements? Quelles procédures pour obtenir un visa, une bourse ou un logement? Depuis quelques années, des agences privées monnayent ces informations et comblent l’absence d’orientation.

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Les plus grosses agences accompagnent chaque année entre 200 et 
500 étudiants. Crédit: RACHID TNIOUNI

Elias a décroché une licence en sciences politiques à l’université Mohammed V de Rabat. Ne trouvant pas de master adapté à ses ambitions, il s’installe en Hongrie. Une destination moins évidente que la France, qui accueille, encore cette année, plus de la moitié des 51.000 étudiants marocains en mobilité, selon l’Institut de statistiques de l’UNESCO. “Une tante m’a parlé d’une bourse pour aller en Hongrie. Je ne l’ai pas obtenue, mais cela m’a donné l’idée d’y aller. La vie y est moins chère qu’en France”, confie Elias. Le bouche-à-oreille est la principale source d’information pour les aspirants au départ, car les dispositifs d’orientation restent peu développés dans les établissements scolaires et universitaires, publics et privés confondus.

Désorientation scolaire

Pour valider des matières, signer les agréments ou convertir les notes, on demande de l’aide de manière aléatoire…

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