Quatre détenus transférés de la prison de Fès à celle de Guercif

La Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) a procédé ce 27 novembre au transfert de quatre détenus du Hirak de la prison Ras El Ma de Fès à la prison locale de Guercif.

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Menhiche a été emmené d'urgence au CHU de Fes. Credit: Yassine Toumi
Le 26 juin 2018, de lourdes peines, jusqu'à 20 ans de prison, étaient prononcées contre les leaders du Hirak.

Les détenus du Hirak Wassim Boustati, Mohamed Haki, Zakaria Adehchour et Samir Ighid ont été transférés ce mercredi 27 novembre de la prison locale Ras El Ma de Fès à la prison locale de Guercif. Dans un communiqué, la DGAPR indique que ce transfert s’inscrit dans le cadre “du rapprochement des prisonniers de leurs familles en vue de préserver leurs liens familiaux et sociaux”.

Contacté par TelQuel, Abdelilah Haki, frère du détenu Mohamed Haki, déplore ce transfert : “Guercif est une ville qu’il nous est difficile d’atteindre. Pour y arriver, il faut passer par Nador et Taza. Aller à Guercif est encore plus dur que d’aller à Casablanca. La route est rude et montagneuse. On ne parle pas de 10 ou 20 kilomètres, mais de plus de 200 !

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D’après Abdelilah Haki, cela fait 15 jours que les familles n’ont pas pu communiquer avec les détenus : “Nous n’avons aucune idée de ce qui se passe. Quand nous allons leur rendre visite, la direction de la prison nous dit qu’ils refusent de nous voir. On ne sait pas si c’est eux qui ne veulent pas ou si c’est la direction. Même l’avocate n’a pas réussi à les voir”, regrette Abdelilah Haki.

Selon le communiqué de la DGAPR, les détenus concernés avaient présenté, lundi 25 novembre, un avis faisant état de la fin de la grève de la faim qu’ils avaient entamée le 19 du même mois.

Les deux leaders du Hirak, Nasser Zefzafi et Nabil Ahmjik, également incarcérés à Fès, ne sont quant à eux pas concernés par le transfert.

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