Défaillances d'état civil et carences statistiques : l'Afrique face à ses “invisibles”

Du 14 au 18 octobre se tenait la 5e Conférence des ministres africains chargés de l’enregistrement des faits d’état civil, à Lusaka, capitale de la Zambie. L’occasion de rappeler la nécessité de trouver des systèmes innovants pour mieux gérer les identités juridiques des citoyens du continent, où près d’une personne sur deux n'a pas d'identité légale. Reportage.

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Inauguration de la 5e conférence des ministres africains chargés de l’enregistrement des faits d’état civil, organisée à Lusaka par la Commission économique pour l'Afrique, la BAD et l'Union africaine. Crédit: Brian Brequeville

Les officiels arrivent, la foule se lève dans la salle principale du Centre de conférences international Mulungushi de Lusaka. “Merci à notre seigneur pour ce jour. Qu’il nous guide et place cette conférence sous les meilleurs auspices”, annonce le maître de cérémonie, suivi d’un “Amen” qui retentit à l’unisson. Chargée d’espoir. Ainsi commence cette 5e conférence des ministres africains chargés de l’enregistrement des faits d’état-civil, conjointement organisée par le gouvernement zambien, la Banque africaine de développement (BAD), la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et l’Union africaine (UA). Du 14 au 18 octobre, ministres, secrétaires généraux, présidents d’institutions et experts se sont relayés autour de la thématique méconnue de l’enregistrement des faits d’état civil et des statistiques vitales (CRVS), qui définit l’identité juridique officielle des…

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