La défense de Hajar Raissouni assimile ses examens gynécologiques à de la “torture”

La défense de Hajar Raissouni assimile ses examens gynécologiques à de la “torture”

Au lendemain de la divulgation du dossier médical de Hajar Raissouni par le procureur du roi, la défense de la jeune femme poursuivie en détention pour avortement affirme qu’elle a été soumise “de force” à ces examens gynécologiques.

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L’équipe d’avocats de Hajar Raissouni envisage de porter plainte contre la police après la torture de sa cliente au cours de l’examen médical, réalisé sans son consentement et sur ordre de la police afin de faire pression sur elle et la forcer à avouer des actes qu’elle n’a pas commis,” affirme le 6 septembre un communiqué du comité de défense de la journaliste poursuivie en détention pour “avortement illégal” et “relations sexuelles hors mariage”.

La veille, dans un communiqué, le procureur du roi près le tribunal de première instance de Rabat listait les examens médicaux qu’a subis la jeune femme de 28 ans après son arrestation le 31 aout, et visant à établir que la jeune femme avait eu recours à une intervention volontaire de grossesse. Le communiqué du procureur, tout en rappelant “la présomption d’innocence” détaillait les résultats de ces examens pour “éclairer l’opinion publique”. Selon le comité de défense de Hajar Raissouni, “l’examen médical n’a pas eu lieu avec le consentement de la personne concernée” et constitue une “violation de son intégrité physique et morale”.

La défense, qui maintient sa ligne en niant les accusations, plaide aussi le caractère politique de cette affaire. “Lors de son arrestation, la journaliste Hajar Raissouni […] a été interrogée sur les éléments de l’affaire Taoufik Bouachrine, ainsi que sur les récents éditoriaux publiés par son oncle Souleyman Raissouni,” affirme le comité de défense. La veille, au contraire, le procureur affirmait que “l’arrestation de la journaliste concernée n’a rien à voir avec sa profession, elle est due à sa visite dans une clinique qui a été contrôlée principalement sur la base d’informations obtenues par la police judiciaire sur la pratique habituelle des avortements dans la clinique concernée”.

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